Lecture
L'assassina
L’obscurité est légèrement voilée par la Lune, une légère luminosité pénètre les arbres et permet à la demoiselle qui traverse cette foret d’un pas rapide de s’y repérer assez facilement. Quelques heures auparavant, elle avait vue l’homme qu’elle aimait se faire assassiner alors qu’il l’a défendait. Ils étaient bien une vingtaine contre lui pour en venir à bout, il était un Mage des Ombres, une personne rare qui sait utiliser des pouvoirs au delà de la capacité humaine habituelle. Le coup fatal a été porté alors qu’il invoquait un sort massif d’enracinement et lui demandait de fuir tant qu’il était encore temps. Mais elle ne voulait pas, elle voulait rester, et c’est ainsi qu’un sabre de flamme traversa son corps. Un souffle coupa net la respiration à la plupart des Assassins de Torquinn, les meilleurs éléments du Seigneur Sinanss prêtre d’Orkaz Dieu des ténèbres. Et il tomba à terre, fixant son regard. Et c’est ainsi qu’elle se mit à fuir en pleurant.
Elle court vers la tour d’Umbrus, régence des mages des Ombres, elle connaît la route car Kinoan lui a déjà fait visiter. Elle est sûrement la seule personne n’appartenant pas aux Ombres à connaître l’endroit, mais ils avaient entièrement confiance en elle, et le conseil avait approuvé sa venue en ces lieux. Elle allait devoir traverser la
Rivière Profonde, l’idée de devoir approcher la rivière lui donnait des frissons. La Rivière Profonde provient du Pic des Âmes, le courant s’emballe à cause d’une chute d’eau si haute que l’on n’en voit pas le début. La seule possibilité de passer est de demander l’aide d’un arbre. Aussi connu sous le nom d’Ents, il faut savoir être patient, cela peut prendre des heures avant de pouvoir en trouver un qui veuille bien vous aider. A peine les pieds devant la rivière, elle fut surprise de voir un Ents prêt à traverser, et sans rien lui demander, il l’attrapa avec une délicatesse à faire rougir un charmeur. La rivière profonde ne dérange pas les Ents qui marchent dessus sans couler, alors que n’importe quel être vivant serait curieusement attiré vers le fond.
D’un son roque l’Ents gémit « Vite. ».
Surprise, mais compréhensive, elle se mit à courir, le chemin n’était plus très long. Elle fatigue, mais la tour est là, à son entrée, un vieil homme camouflé par une longue robe d’un tissu indescriptible, mais faisant penser à de l’écorce d’arbre et un chapeau l’attendait.
Elle s’exclama :
– « Régent Um Umbrus ! C’est horr… »
– « Je sais. La foret à tremblée. » En soupirant.
La jeune fille était essoufflée, le regard vide rempli de larme.
– « Syellena, donne moi ta main. » Lui demanda Um.
Elle lui donna sa main qu’il enveloppa des siennes, et l’instant d’un soupire sa fatigue disparue.
Ils entrèrent dans la tour, et Um demanda à la régence de se préparer à une réunion exceptionnelle.
Pendant ce temps, les Assassins Torquinn, milice d’élite de Sinanss étaient au rapport avec l’arme de Kinoan dans le château Sinanssien sur les monts d’Orkand, grande chapelle des adeptes d’Orkaz. Le seigneur impassible affichant un sourire cynique :
– « Bien, nous allons enfin pouvoir invoquer les démons flamboyants d’Orkaz avec l’arme de l’Ombre. Au travail ! » Hurla t-il.
« Il ne reste qu’à attraper le sang de l’Ilvite. ».
Rédigé le 11 nov 2005 21:43 par Romuald
Kinoan
Syellena sortie de la tour en direction d’un lac non loin, elle commençait à accuser le coup de la mort de celui qui lui était le plus cher. Assise sur une pierre confortable, les sanglots prirent le pas. Arkam, grand ami de Kinoan s’approcha lui prenant la main avec compassion.
– « Il était le héro des Ombres, celui qui, il y a trois cent ans nous avait mené à la victoire dans la guerre du Royaume Guihsaum. La guerre qui avait rétabli la paix entre tous les humains d’Ing. »
Elle le regardait avec étonnement.
– « Trois cent ans ? Mais… Comment est-ce possible ? Et si je me souviens bien, cette guerre était perdu d’avance, l’invocation du Démon flamboyant d’Orkaz avait détruit toute espérance de survie, mais alors qu’il attaquait la capital de Guihsaum, il disparu dans une explosion foudroyante. »
– « Oui, Kinoan doit bien avoir son millénaire. Sa force est d’avoir était élevé par une entité maléfique, il avait en lui des pouvoirs issus de la lignée de tout les Rois de nos terres. Il a été formé pour détruire, mais Um a su le remettre dans le droit chemin, il lui a offert quelque chose qui lui manquait. Il a tué l’invocation après une journée de méditation profonde, il avait besoin d’une énergie inquantifiable, nous étions douze Ombres et 3 Ents à l’aider pour aller plus vite, mais je reste persuadé que nous n’avions vraiment pas influencé son pouvoir. »
Elle était en pleine incompréhension.
– « Mais comment est-ce possible de vivre si longtemps ? Il ne m’a jamais parlé de cet exploit… »
– « C’est loin d’être le seul exploit. Il n’aimait pas bien parler du passé. »
– « Et son age… » dit-elle encore tout bas.
Un grand hurlement qui sentait la complainte, provenant de la tour les alerta.
– « Um… » Prononça tout bas Arkam, regardant tristement vers la tour.
– « Que ce passe t-il ? »
– « Um dégage sa douleur, et en profite pour faire l’appel des troupes. »
Un éclaireur un peu essoufflé arriva sur les lieux est s’exclama :
– « Les Ailles de l’Ombre n’ont pas trouvé sa dépouille ! C’est affreux ! »
– « Cela ne présage vraiment rien de bon. » Soupira Arkam
« Le fait que Kinoan soit mi démon mi homme, mi … serait un surplus de pouvoir gigantesque, avec l’arme de l’Ombre, qui n’est qu’en fait l’épée d’Orkaz, la seule et unique arme du dieu des ténèbres.
Hâtons nous de nous réunir ! Syellena, reste ici je t’en pris. »
Son corps ne lui répondait plus, elle lâcha simplement un signe de la tête compréhensif. Elle repensait à Kinoan sans cesse, les bons moments, les histoires étranges qu’il lui racontait, leur rencontre…
Syellena était fille d’un simple paysan, sa mère elle ne l’a jamais connu, elle est morte en la mettant au monde. Dans sa région natale près de Guihsaum, la vie était assez paisible, mais de rares fois, des brigands pillaient les champs, ne laissaient que désolation derrière eux, et il était dans l’obligation pour survivre de tout recommencer.
Alors que des brigands s’apprêtaient encore à tout détruire, Syellena c’était opposé à eux, armé d’un simple bâton de berger, elle voulait les faire fuir, mais cela ne provoquaient que rires et moqueries. Ils l’avaient déshabillé, violé, humilié alors que des villageois étaient là impassibles. Un très jeune habile comme un voleur déroba un sabre d’un pillard et le transperça dans le dos. Fou de rage, ils jetèrent la pauvre fille à terre et entoura le jeune garçon, il priait pour que quelqu’un lui viennent en aide, et c’est ainsi que la terre le souleva bien au dessus des brigands. La terre se souleva aussi encerclant les brigands et leur retomba dessus, puis un cratère s’ouvris sous eux et tombèrent dans un cauchemar sans fin.. Kinoan était non loin, dans la forêt à proximité. Il s’approcha, faisant redescendre le jeune garçon au courage époustouflant. Il ôta de son sac un voile, et l’enveloppa sur Syellena. Jetant un regard foudroyant sur la foule impassible, il hurla sur les habitants des mots dans une autre langue.
Elle était en sang, pleurant, recroquevillé sur elle même. Son père qui était parti vendre des récoltes arriva sur les lieux, abasourdi, ayant déjà entendu des histoires. Il accusa Kinoan, pensant qu’il était celui qui l’avait mise dans cet état, mais Syellena lui fit rapidement comprendre le contraire, il s’excusa et lui accorda hospitalité. Le soir durant, le père discuta des difficultés à vivre ici. Une marque sur le bras de l’homme interpella Kinoan. Il était en mission, seul lui et Um connaissait le but de celle-ci. Il demanda au père de Syellena si il pouvait venir vivre avec lui dans ses contrés. Étonné, elle le regarda avec étonnement, mais au fond d’elle, elle n’espérait pas mieux. Aussi étrangement que cela puisse paraître, il accepta sans détournement, au grand étonnement de la jeune fille.
Elle revenu à elle, perdu dans un flot de pensé. Les larmes coulant encore sur son visage. La réunion était en cour, des Ents provenant d’un peu partout passant non loin d’elle en direction de la tour lui faisait croire que quelque chose de très important était en cour.
Rédigé le 13 nov 2005 00:11 par Romuald
