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Un soir, en rentrant après le boulot · 26 mars 2007, 18:52 par Romuald
J’ai récupéré mes fichiers que j’ai écrit chez moi
La journée fut bien remplie encore. Il était déjà tard, et je savais déjà que les trains le soir sont bien plus complexes à trouver. Le RER pouvait être une facilité sûrement, mais comme il faut faire plusieurs changements, non. Le soir, je dois avouer que je suis bien flemmard. Arrivé en gare, aucun train, bonne nouvelle. La flemme, ça paye. Je prends alors le premier train qui me rapproche un tant soit peu. Quelque gare plus tard, le train s’arrête, je descends pour prendre une correspondance qui devrait bien arriver tôt ou tard. C’est l’aventure tous les soirs, je ne sais jamais quel sera mon voyage.
Le train reste anormalement longtemps à quai. Je me balade un peu sur le quai et fini par apprendre que des gens étaient sur les rails une paire de gares plus loin. À croire qu’ils n’ont que cela à faire, empêcher les gens de rentrer chez eux. Autant, pour aller bosser, je pourrais comprendre, en les imaginant scander « capitaliste ! », autant, pour rentrer chez soit, je ne vois pas trop. Quoiqu’il en soit, le train à quai fini par reprendre route puisque il fait son terminus une gare avant les ennuis. Le temps passe, de train annulé en train retardé, un RER fini par arriver. Bien bondé pour un soir, surtout pour un RER avec étage. Je prends place à l’étage, en plein milieu, il ne reste que peu de place, celle-ci convient.
C’était assez bruyant, derrière moi il y avait une troupe de lycéens en train de prendre massivement des photos et de chanter joyeusement. J’étais las, fatigué, mais une personne attira mon attention. Une jeune demoiselle toujours en train de jongler entre son téléphone et son lecteur mp3 tous deux derniers cris. Un look assez peu commun, et le décrire ne serait pas bien descriptif. Elle avait une allure bien féminine, et nos regards se rencontraient assez souvent. Je m’observais, et ses regards restaient discrets quoiqu’un peu fuyant aussi. Nous nous amusions à faire des mimiques, surtout lorsque un homme bien habillé, valisette en main pris place un peu entre nous, sans trop cacher la vue, avait quelque soucis de nasaux. Un peu répugnant, mais cela nous amusaient. Elle était toujours en train de trafiquer quelque chose, son agenda, son téléphone, son lecteur.
Son arrêt était là. Elle se leva, et pris chemin vers la sortie, mais pas vers le chemin le plus court, vers celui où j’étais moi. Passant tout près de moi, papier déchiré en main, elle me le glissa au creux de la main, et moi lui attrapant de pleine main, relâchant doucement. Sur ce papier, un dessin, un prénom et un numéro de téléphone. Voilà qui est original, pour une fois que mettre trois pour rentrer chez moi n’était pas gênant.
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